Métier I Les coulisses de fabrication de la collection My Dior

De son inspiration à sa validation, la rédaction vous propose de lever le voile sur les différentes étapes qui composent le parcours de création d’un bijou. Pour se faire, c’est la dernière collection imaginée par Victoire de Castellane – My Dior qui nous sert de guide. Découverte.

 

Le gouaché

La maquette en cire

La fonte à cire perdue

La reprise de fonte

Le polissage

Le sertissage

 

Etape 1. Le dessin

Lorsque Victoire de Castellane imagine une nouvelle pièce, comme la bague My Dior, elle commence toujours par faire un croquis sur un post-it. Un dessin au trait est réalisé à partir de ce croquis, puis un dessin gouaché. Ce dessin gouaché est ensuite transmis aux meilleurs ateliers français afin d’y prendre vie. Pas moins de 18 mois sont nécessaires pour aboutir à ce travail de recherche et de conception.

 

Etape 2. La maquette et la mise en volume des dessins

À la réception du dessin dans les ateliers, une ébauche est réalisée à l’aide de la Conception Assistée par Ordinateur. Avant d’obtenir le prototype final, plusieurs étapes successives de validation ont été nécessaires.

Les recherches effectuées sur le dessin, la taille, les volumes et les matières assurent ainsi un confort optimal. Victoire de Castellane étudie puis valide le prototype final en prenant soin d’examiner chaque détail, le respect des proportions, la qualité…

Une fois la première bague tout or validée, l’atelier procède à l’empierrage ou mise en pierres. La disposition des pierres est alors optimisée. Il faudra ensuite 20 heures de travail pour obtenir une maquette depuis le prototypage. Une maquette est créée pour chaque métrique. Elle est ensuite placée dans un cadre en caoutchouc, chauffé à 150°C puis pressé; on obtient ainsi un moule vulcanisé dans lequel on injectera de la cire. Les moules sont réutilisables et permettent de reproduire la pièce. Une fois ces cires démoulées, on construit l’arbre à cire.

 

Etape 3. La fonte à cire perdue

Les bagues sont montées telles les branches d’un arbre sur un tronc et forment l’arbre à cire. Il permet de reproduire plusieurs bagues en or en même temps. L’arbre est ensuite introduit dans un cylindre dans lequel est versé du plâtre. Ce cylindre est ensuite chauffé pendant 14 heures à 750°C dans un four.

Sous l’effet de la chaleur, le plâtre durcit, tandis que la cire s’écoule pour laisser place à l’empreinte de la bague. C’est ce que l’on appelle la « fonte à cire perdue ». Ce moule de plâtre est alors placé dans la machine de fusion pour que l’or y soit coulé. Il est important que la température de la machine soit juste et stable, sinon l’or risquerait de durcir avant même d’avoir rempli l’empreinte.

Une fois la coulée achevée, le plâtre est plongé dans l’eau froide et se dissout. L’arbre en or apparaît. L’arbre est ensuite trempé dans de l’acide sulfurique afin d’enlever l’oxydation et pour redonner sa couleur à l’or. Les différents éléments en or sont alors détachés du tronc pour être retravaillés par le bijoutier.

 

Etape 4. La reprise de fonte

Une fois la fonte terminée, les différents éléments sont émerisés et pré-polis manuellement pour corriger les imperfections dues à la fonte, tout en respectant le dynamisme et l’esthétique du modèle.

Pour cela, les artisans utilisent des limes de différentes tailles qui affinent le métal et permettent ainsi d’obtenir une surface lisse et prête pour le polissage.

 

Etape 5. Le polissage

Le polissage est une étape-clé, qui permet à l’or de prendre tout son éclat. Deux types de polis sont recherchés sur la bague My Dior, pour créer différents effets de matière : le poli miroir, sur les tranches et à l’intérieur de la bague, et le poli à finition mat sur les faces.

Ce dernier est obtenu manuellement à l’aide de tampons et de brossettes et permet d’avoir cet aspect paille, rappelant ainsi le cannage.

 

Etape 6. Le sertissage

Sur la bague My Dior, deux sertis sont pratiqués : le serti griffes pour les 8 diamants centraux et le serti LS (lumineux scintillant) pour les diamants extérieurs de la bague or blanc pavée. Le serti griffes permet de mieux faire ressortir la pierre.

Toujours dans un souci d’esthétique et de dynamisme, des petits « ponts », également appelés fils couteaux, rattachent le diamant au reste de la bague. Le serti LS, utilisé pour le pavage de la bague or blanc pavée, est un serti déposé utilisant une technique de poinçonnage. À l’aide d’une fraise, l’artisan ajuste les brillants dans les trous des mises en pierre, puis, en appuyant sur les côtés, fait revenir le métal par-dessus, fixant ainsi le diamant. Cette méthode permet de différencier les diamants des petites cordelettes, de mieux les dessiner et d’obtenir un aspect brillant et scintillant.

 

Etape 7. Le contrôle final

Avant d’être présentée aux clients, la bague My Dior reçoit un poli final et est soigneusement contrôlée en atelier afin de s’assurer que toutes les étapes de la fabrication ont été effectuées avec le plus grand soin.

Ensuite, la division Dior Joaillerie procède de nouveau à un contrôle qualité sur toutes les pièces sorties d’atelier, avant de les envoyer aux boutiques.

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Publié le par Céline Richard
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Catégories : Collection, Savoir-faire

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